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Les communistes de Rueil-Malmaison

Sur le thème de la réunion, vous pouvez utilement consulter les 20 articles suivants publiés sur le blog par Guy Evrard ou par la section, en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://les-communistes-de-rueil.over-blog.com/categorie-10842343.html
Nous attendions de François Hollande une vraie entrée en campagne et enfin de la clarté dans les propositions. Nous avons eu l'entrée en campagne mais pas la clarté.
Ce qui était connu des engagements socialistes a été confirmé. Mais ce qui posait problème dans ses engagements aussi.
Je pense au droit à la retraite à 60 ans, avec une définition très restrictive de l'accès à ce droit, à l'absence de
propositions en faveur de la hausse des salaires, à la limitation du nombre d'emplois publics au niveau actuel alors que Nicolas Sarkozy en a supprimé 170.000, à l'absence de remise en cause de
la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé et Territoires) et de la tarification à l'activité pour les hôpitaux...Quant à ce qui était imprécis, cela l'est resté. François Hollande déclare que son
adversaire, « c'est le monde de la finance ». Au Front de gauche, nous disons enfin ! Mais alors pourquoi ne dit-il rien sur le contrôle public des banques et du crédit ? Enfin, un étonnement :
le candidat socialiste est resté muet sur les contours de la majorité qu'il entend constituer, or personne à gauche ne peut espérer gagner seul.De tout cela, je tire une conclusion : le Front de
gauche va être plus que jamais la garantie d'une victoire solide de la gauche face à Nicolas Sarkozy. Une victoire qui se construira dans la clarté, seule susceptible de mobiliser celles et ceux
qui attendent le plus du changement pour pouvoir vivre enfin dans la dignité et la justice.
Plus de 3,2 millions de téléspectateurs ont regardé cette émission. Pour voir ou revoir Jean Luc Melenchon sur France2 dans l'émission "Des paroles et des actes" , cliquez sur le lien ci-dessous :
http://www.pluzz.fr/des-paroles-et-des-actes-2012-01-12-20h35.html
Au printemps 2010, alors que les fameux plans d'austérité imposés par le FMI et la Banque Centrale Européenne (BCE) commençaient à se mettre en place à l'échelle européenne, le Front de Gauche et le PCF en particulier dénonçaient déjà ces politiques de réduction des déficits publics, ordonnés par les marchés financiers via les agences de notation. Le Front de Gauche s'est opposé depuis lors à cette austérité généralisée non seulement parce qu'il s'agissait d'un diktat des marchés financiers responsables de la crise des subprimes mais aussi parce que ces politiques n'avaient aucune cohérence économique et ne pouvaient que causer une récession, une hausse du chômage et une baisse du pouvoir d'achat des ménages.
Aujourd'hui, tous peuvent constater que ces prévisions se vérifient et que les propos lénifiants des économistes ultralibéraux se sont révélés être des mensonges criminels ! L'INSEE a annoncé le 15 décembre que la France retombera en récession au dernier trimestre 2011 et au premier trimestre 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) reculant de 0., % au dernier trimestre 20111 et de 0.1 au premier trimestre 2012. Par ailleurs les prévisions les plus optimistes prévoient une croissance pour l'année 2012 de 0.5 % et qui plus vraisemblablement s'élèvera à seulement 0,2 ou 0,3 % … D'autre part, l'OCDE juge crédible le scénario d'une décennie de croissance faible voire très faible dans les pays industrialisés, particulièrement en Europe de l'Ouest. Le taux de chômage a augmenté de 1,1 % en novembre et de 5,2 % sur l'année 2011 pour atteindre 9,8 % : 2,94 millions de personnes sont sans emploi en France, un record inégalé depuis 12 ans … Le pouvoir d'achat des français n’a cessé de se dégrader depuis janvier, les salaires augmentant de moins en moins vite alors que la hausse des prix devient exponentielle. Les catégories les plus touchées sont évidement les salariés, la classe moyenne et bien sûr les étudiants pour lesquels le coût de la vie s’est renchéri de 4,2 % en 2011 …
De plus, les plans de rigueur du gouvernement, au lieu de s’attaquer aux catégories les plus aisées (et donc logiquement les moins touchées par la crise), s’est attaqué à notre système de protection sociale, dernier rempart face à la misère pour beaucoup. La réforme des retraites, les faibles revalorisations du SMIC ou encore la taxation des mutuelles ont encore dégradé les conditions de vie de l’ensemble des français mais surtout des catégories les plus en difficulté financière. Et dans le même temps, le gouvernement se permet d’alléger l’ISF de 2 milliards avec la réforme de mai dernier tout en se donnant pour caution morale une taxation « temporaire » des hauts revenus qui ne rapportera que 200 millions ce qui laisse un manque à gagner de 1,8 milliards d’euros ! Vous avez dit austérité pour tous ? Non seulement cette austérité est un non sens économique mais elle est foncièrement inégalitaire en épargnant les plus privilégiés.
Face à cette situation catastrophique, Sarkozy et son gouvernement en sont réduits à appliquer à la lettre les recommandations qu'émettent les agences de notation, car désormais ces agences « donnent des conseils » aux Etats afin d'éviter la dégradation de leur note souveraine ! Nul ne peut désormais prétendre que le diktat des marchés financiers est une invention démagogique. M. Bertrand, Ministre du Travail vante ouvertement les mérites de la précarisation en prônant le travail à temps partiel mais en « oubliant » que celui-ci cause directement une baisse des revenus des ménages ! La précarité ne changera pas grand-chose au chômage de masse mais aggravera les conditions de travail de milliers de salariés et dégradera les conditions de vie de milliers de ménages.
La seule priorité du gouvernement est de réduire la dette car les agences de notation menacent de dégrader notre triple A s'il n'agit pas en ce sens. Sarkozy et ses ministres se contentent d'obéir aveuglement et d'être les responsables de politiques économiques meurtrières pour nos emplois, pour notre pouvoir d'achat, pour nos retraites et ce au nom du dogme de la défense du sacro saint triple A et de la lutte contre les déficits. Toutefois la dette n'est pas un problème en soi. En effet, l'endettement est au coeur de l'économie avec la création monétaire, permise par l'endettement. Vilipender l'endettement et le désigner comme le mal absolu est une fiction qui relève d'une absurdité économique … Le seul vrai problème lié à l'endettement c'est son coût qui est déterminé par le taux d'intérêt. La dette grecque n'est pas un danger en soi, le problème c'est le taux d'intérêt de 19.6 % qui lui est imposé. Les Etats empruntent actuellement aux banques et aux marchés financiers à des taux qui dépendent des notes délivrées par les agences de notation. La spéculation et les aléas de la notation des agences renchérissent donc le coût de l'endettement et dans les deux cas le mal ne vient pas de l'endettement lui même mais bien des marchés financiers.
C'est pourquoi le Front de Gauche propose de permettre la monétisation de la dette, c'est à dire l'achat des obligations d'Etat par la BCE à un taux d'intérêt nul ou équivalent à celui auquel la BCE prête aux banques (1, 25 %), à l'image de ce qui se faisait jusqu'en 1973 quand Giscard d’Estaing a interdit à la Banque de France de prêter à l'Etat, obligeant celui-ci à se financer sur les marchés financiers et à payer des intérêts, qui cumulés depuis 1974 s'élevent à 1200 milliards, soit un montant gigantesque comparé à la dette actuelle de la France (1600 milliards), dette que les économistes néolibéraux jugent trop élevée et qu'ils désignent comme la cause la crise actuelle …
Un nombre toujours plus grand d'économistes, notamment Jean Paul Fitoussi, Jacques Généreux, Michel Husson, appellent aujourd'hui à une vraie politique de relance pour redresser la consommation des ménages qui est et de très loin le premier moteur de la croissance française. Le Front de Gauche prône lui aussi cette politique de relance de l'économie qui, sur le modèle keynésien, permettrait de mettre fin à la destruction d'emplois et à la baisse du pouvoir d'achat qui aura caractérisé le quinquennat Sarkozy. L'ensemble des français peut constater aujourd'hui où nous a mené cette politique d'austérité mise en place par l'UMP mais vanté tout aussi bien par François Hollande qui veut donner un sens à la rigueur, que par Marine Le Pen. Les solutions qui s'imposent aujourd'hui pour sortir de cette crise et de cette retombée en récession sont celles défendues par le Front de Gauche et son candidat Jean Luc Mélenchon : monétisation de la dette, relance de la croissance, lutte contre la spéculation en taxant les flux financiers (taxe qui permettra de financer des investissements à finalité sociale et écologique), répartition plus équitable des prélèvements obligatoires en revenant sur les cadeaux fiscaux de la droite (élargissement de l'ISF, taxation des profits …) et une politique de création d'emplois massives.
Le Front de Gauche ne laissera plus les agences de notation, les marchés financiers et une pensée ultralibérale
réactionnaire dicter les politiques économiques des Etats. Nous ne laisserons plus la droite détruire notre système de protection sociale et nos emplois. Nous continuerons à nous opposer à cette
rigueur injuste et inégale et à défendre une politique qui a pour finalité de remettre l'humain au coeur de la politique et non les profits d'une minorité !
Maj. au 13/1/2012 : l'agence de notation Standard & Poor's annonce qu'elle dégrade la note de la France de AAA à AA+ avec une perspective négative.
« Le gouvernement a décidé de geler l'augmentation du
gaz au moins pendant l'année qui vient, ce qui est un geste important. » Ainsi parlait François Baroin en avril 2011. En décrétant un gel des prix du gaz jusqu’à l’élection présidentielle,
Sarkozy Fillon et le reste du gouvernement avait tout lieu de se réjouir : le prix de l’énergie n’augmenteraient plus avant la présidentielle, le pouvoir d’achat des français serait ainsi en
partie épargné après un quinquennat meurtrier et les chances de réélection de Sarkozy seraient moins compromises …
Mais depuis le 28 novembre, c’est l’inquiétude qui règne, le Conseil d’Etat ayant décidé de suspendre le gel des tarifs réglementés du gaz, gel en application depuis juillet. Le Ministre de l’Energie Eric Besson avait annoncé, fin septembre, un nouveau gel des prix du gaz au 1er octobre pour les particuliers. Le Conseil d’Etat a justifiée sa décision en arguant que pareil gel entraînerait, pour GDF Suez, un manque à gagner de 400 millions d’euros au 2e semestre … Quand on sait que GDF Suez a engrangé 4,6 milliards d’euros de profits en 2010 dont 3,9 milliards qui ont été reversés en dividendes aux les actionnaires, on ne peut que crier au scandale devant les jérémiades de GDF Suez sur son manque à gagner !
Par ailleurs, au nom de la concurrence libre et non faussée, dogme économique libéral, les petits concurrents de GDF Suez ont également attaqués le gel des prix du gaz, lequel risquerait de fragiliser leur position sur le marché … Toutes ces manœuvres judiciaires et administratives se font dans le dos des ménages français qui sont les premiers touchés par hausse de 4.4 % annoncée hier par Besson et ce d’autant plus durement que la politique de Sarkozy face à la crise, le fameux « travailler plus pour gagner moins », a rogné comme jamais le pouvoir d’achat des français ! Aujourd’hui ce sont 9,7 millions de ménages français qui bénéficient des tarifs réglementés de GDF Suez; ce sont donc 30 millions de français qui devront subir ces hausses des tarifs réglementés du gaz, alors même que le prix du gaz a augmenté de 62 % depuis 2005 et 20 % depuis 2009. Avec cette nouvelle augmentation le prix du gaz aura augmenté de plus de 65 % depuis 2005… De plus, le gel des prix ayant commencé au 1er octobre, cette hausse serait en principe rétroactive à cette date, ce qui signifie que près de 10 millions de ménages français risquent de voir leur facture augmenter pour décembre, mais aussi octobre et novembre. Par ailleurs, près d'1.5 million de ménages, soit plus de 5 millions de français, sont en déjà en "précarité énergétique" et ont donc des difficultés à régler leur facture énergétique. Et ce n’est pas la revalorisation de 10% des tarifs sociaux des prix du gaz (dont bénéficient seulement 300 000 foyers à bas revenus) qui va modifier cette situation de dégradation du pouvoir d’achat des ménages.
Le gouvernement se trouve donc dans une impasse : après avoir vanté sa moralisation du capitalisme dans son premier discours de Toulon, Sarkozy constate que ce même capitalisme, qui ne
cherche qu’à accroître ses marges sur le dos des salariés et employés, va lui coûter sa réélection, que ce soit avec la hausse du prix du gaz (et la baisse mécanique du pouvoir d’achat qui va
s’ensuivre) ou la récession que va causer l’austérité imposé par les agences de notation. Désormais, le peuple a une preuve de plus que ce gouvernement agit en fonction non des intérêts du peuple
mais bien de ceux des grands groupes et multinationales qui dégagent chaque années des millions d’euros de profits qui alimentent les marchés financiers au lieu d’être réinvestis dans l’économie
réelle. Quand on a entendu Mme Pécresse nous affirmer il ya deux semaines que « le gouvernement envisage tous les scénarios possibles pour que l'évolution du prix du gaz soit la plus faible possible » on sent la panique qui
s’empare de l’UMP quand ils réalisent que s’attaquer une fois de plus au pouvoir d’achat des français risque de coûter sa réélection à Nicolas Sarkozy, l’homme qui disait « je serais le
président du pouvoir d’achat » …
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