Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Bienvenue

  • : Cocos De Rueil
  • Cocos De Rueil
  • : Blog de la section PCF de Rueil-Malmaison et de Garches
  • Contact

Halte à la vie chère !

Recherche

L'Humain d'abord

 

Cliquez sur l'image pour lire le texte

                      Cliquez ICI pour lire le texte

Le PCF : votre bien commun

Adhérez en ligne au PCF

23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 14:14

La candidate du Front national à l’élection présidentielle a réitéré sa proposition de couper l’accès aux aides aux immigrés de fraîche date, pour la scolarité notamment. A demi-mots, elle évoque également le rétablisse­ment d’aides pour les Français les plus aisés installés à l’étranger.

Marine Le Pen a réaffirmé sa volonté dinstaurer un délai de carence pour lac­cès aux aides pour les étrangers installés en France. Estimé « par exemple » à deux ans, a-t-elle acquiescé à la question de la journaliste, il concernerait les rembourse­ments de frais médicaux, mais aussi lédu­cation, en établissement public ou hors contrat.

 

La présidente du Front national met non seulement en avant la « préfé­rence nationale » mais invoque la récipro­cité : « Il y a des tas de Français qui vont travailler aux Etats-Unis, en Allemagne, en Australie et personne ne leur paye ni les soins ni lécole ». Oubliée la France terre daccueil « mieux-disante » sociale­ment… Fidèle à son habitude, la chef de file de lextrême droite française veut réduire les droits des derniers immigrés arrivés sur le sol national, souvent les plus faibles.

 

Mais Marine Le Pen fait pire. Car comme souvent avec le FN, une mesure cache dau­tres préoccupations. « Les Français qui sont, par exemple, aux États-Unis, paient la scolarisation de leurs enfants depuis cinq ans. Avant cétait gratuit dans les écoles françaises, maintenant cest payant. Et ça na lair de scandaliser per­sonne. Pourtant ils sont Français et à ce titre ils devraient quand même bénéficier de la gratuité de lécole française ». Certes – et cest largument sur lequel sappuie Le Pen – on peut se demander pourquoi les enfants français installés à lautre bout du monde paieraient lécole quand elle est gratuite sur le territoire national. Deman­dons-nous plutôt pourquoi les Français qui vivent en France et y scolarisent leurs enfants paieraient sur leurs impôts les frais de scolarité pour les 125 000 enfants de Français expatriés qui le plus souvent paient leurs impôts dans leur pays de résidence.

 

En sous-entendant une rupture dans légalité, cest en fait à une flagrante inégalité de classe que la candidate du Front national voudrait revenir. Une iné­galité – elle se gardera bien de le dire – mise en place par Nicolas Sarkozy.

 

Les États-Unis, le pays « exemplaire » pour Marine le Pen

 

Lancien président de la République, sous couvert daide au réseau international détablissements français (500 établisse­ments situés dans 137 pays), dont « les financements publics ne (permettaient) plus de couvrir les frais », expliquait Le Monde en janvier 2013, avait décrété « le remboursement intégral des frais de scola­rité des lycéens », conformément à ses promesses de campagne de 2007.

 

Pour lanecdote, cette décision avait été appli­quée alors que son fils Louis fréquentait le lycée français de New York, à 20 000 euros lannée… La mesure avait été levée par le gouvernement Ayrault en 2013, car outre la prise en charge totale de 33 mil­lions deuros, cest en tout 110 millions deuros qui étaient inscrits au budget pour financer la scolarité des Français à létranger, avec des critères qui, selon la ministre déléguée aux Français de létran­ger, « privilégiaient trop les familles au train de vie le plus élevé ». Le Monde citait à lépoque des comptes 2011 qui mentionnaient une famille installée à Londres et « gagnant 170 000 euros annuels » remboursée à hauteur de « 41% des 16 000 euros de frais de scolarité quelle déboursait pour ses deux enfants inscrits dans lécole bilingue », une autre expatriée à Houston « aidée à hauteur de 76% pour ses 26 000 euros annuels de facture scolaire en dépit de ses 120 000 euros de revenus annuels ».

 

Cest dailleurs aux États-Unis, le pays « exemplaire » que cite Marine le Pen, que cette injustice sociale était la plus fla­grante : en tout, relevait le ministère, « 776 familles françaises installées aux États-Unis se sont partagées en 2011 une enveloppe de 12 millions deuros au titre de laide à étudier dans un établissement français ».

 

Est-ce vers ce modèle que la présidente du Front national, qui prétend parler « au nom du peuple », veut faire revenir en France ?

Partager cet article

Repost 0
Published by PCF Rueil - dans Extrème-droite
commenter cet article

commentaires